CATFISH, celui que l’on ne saisit pas…
Catfish est le nom d’un petit Neg’ que personne ne comprenait dans le domaine lorsqu’il est arrivé là. Alors, le petit Neg’ se tait. Finalement quand il se mettra à raconter son histoire, ça réveillera aussi les souvenirs du Vieux Georges, celui qu’on appelait Kojo en terre d’Afrique où il était né.
Jonas, lui, le tonnelier du domaine, était né en Angleterre. Dans son atelier, le petit Neg’ apprendra dignement à lire et à écrire et surtout, il apprendra un métier. Désormais, il s’appellera Catfish, et deviendra homme libre.
Cette histoire est dédiée à la mémoire de César Chelor (1720-1784), esclave affranchi par son propriétaire. César fut un des premiers fabricants d’outils américains.
Au-delà de l’anecdote, cet album, d’une écriture limpide et magnifiquement illustré par Maurice Pommier (voir la mise en page et les cadrages), fait se croiser trois destins d’hommes qui sauront chacun saisir leur chance de trouver leur vie d’homme libre. À travers leurs histoires, c’est tout un pan de l’histoire américaine que l’on découvre, et toute une philosophie de vie qui impose le respect. Nul caricature, ni mièvrerie dans une histoire souvent relatée au cinéma à travers les gentils esclaves heurtés par les mauvais blancs. Non. Simplement un texte réaliste et émouvant, une voix qui permet de comprendre le chemin difficile des noirs d’Afrique ou des Antilles, mais aussi celui des blancs pauvres.
Album haute-voltige s’il en est, c’est à dire pour le 3e cycle. Gallimard jeunesse












